ROugh COULEUR


Rough après roughs, couleur après couleurs, partie par partie, plan par plan et toujours à l’aide d’un scénario. Nous travaillons sur les décors, les acteurs, les costumes, les maquillages, autant de composantes de l’image finale à l’écran. Mais surtout, il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas de lumière sans une histoire à raconter.

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Exemple de roughs en couleurs

L’influence de la couleurs et de la lumières ?

La lumière est organisatrice de l’image grâce au contre-jour, aux zones et différences sombre/claire. Elle donne du volume à l’image, oriente le regard ou montre le centre d’intérêt au spectateur. Comme par exemple utiliser le rapport entre le clair et l’obscur pour donner le sentiment dramatique peut être induit par le jeu de l’ombre et de la lumière.

Les roughs couleurs sont les garants de l’uniformité des nuances et des ambiances lumineuses des différentes séquences d’un film. Responsable de la cohérence des couleurs, c’est lui qui définit les ambiances et intentions lumineuses d’un film. Il doit restituer au mieux les tons, les couleurs voir même les émotions selon les attentes du réalisateur.

Que ce soit dans l’évènementiel, l’audiovisuel, au cinéma ou en animation. Cette mise en couleur numérique est faite par un coloriste ou un storyboarder avec une sensibilité particulière à la couleur et aux nuances lumineuses.

Coloriste & storyboarder freelance

« Le travail du coloriste est de suggérer via des roughs couleurs les lumières déjà vécues par le spectateur dans la vie de tous les jours. Couleurs qu’il ne remarque pas toujours. » Il s’agit bien d’interpréter l’histoire du scénario en lumière en se basant sur les indications données par le scripte. Le storyboarder choisira ensuite dans sa palette de couleurs, les nuances qui correspondent à l’ambiance du film.

Pour cela il doit créer l’atmosphère générale d’une séquence, mais aussi travailler sur l’inclinaison des lumières artificielles. Et ainsi de construire un cahier des charges pour les équipes de production et leur chef opérateur.

La pratique de la lumière sur un visage

Les différents axes de la lumière sur un visage
montrent le parcours de l’ombre.

Frontale : le projecteur est placé exactement dans l’axe caméra, juste au-dessus de la caméra. La lumière est semblable à un flash en photo ou un interrogatoire dans un film. Elle peut être aveuglante pour le personnage. Le visage n’a pas de volume.

3/4 : Le projecteur est placé à 45° par rapport à l’axe caméra. L’ombre du nez apparaît sur le visage. La partie du visage opposée au Keylight disparaît dans l’ombre.

Latérale : Le projecteur est placé à 90° par rapport à l’axe caméra. Une moitié du visage disparaît dans l’ombre.

Le contre-jour : Le projecteur est placé en contre-jour, c’est-à-dire exactement à 120° ou 180° de l’axe caméra. Le visage disparaît dans l’ombre. Nous ne voyons plus que les cheveux. Cette technique est utilisée dans les interviews à visage caché.

Les lumières à effet(s) :

– La douche : le projecteur est placé juste au-dessus, à la vertical, du sujet. Les yeux sont dans l’ombre. Le visage perd son regard. Il peut rappeler une tête de mort.
– Éclairage par-dessous : le projecteur est placé juste au-dessous du sujet. C’est une lumière ingrate pour la personne filmée. Elle met en avant le dessous des narines. Elle est souvent utilisée pour enlaidir le personnage.

L’éclairage en trois points de base

1 – Back light :  (dite en contre-jour) Elle permet de parfaitement mettre en lumière les formes des produits à contrôler, quand elle est allumée. Et lorsqu’elle est éteinte, elle se transforme en fond noir, ce qui permet aux autres éclairages de travailler parfaitement. De plus, le diffusant est composé d’un matériau mat qui permet d’absorber les effets de lumière, et contribue à optimiser l’éclairage global.

2 – Fill Light : (dite en compensation) Elle illumine aussi le sujet mais par un angle relatif à la key light mais est souvent placée à une position plus basse.

3 – Key Light : (dite source principale, Face comédien ou 3/4.) Elle est la lumière clé, comme son nom le suggère, illumine directement la face du sujet. Plus que tout, l’intensité, la couleur et l’angle de cette lumière détermine l’illumination globale du rendu.

Ces 3 points de base sont le mariage de deux types de sources :

1 – Les sources qui produisent une lumière douce, quasi sans direction, enveloppante.
2 – les sources dont la lumière est dure, dirigée et produisant des ombres nettes.

Savez-vous que devant ces sources de lumière, nous pouvons utiliser des drapeaux qui structurent la lumière et des gélatines, des feuilles plastiques colorées, pour la caméra ou les projecteurs ?